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L'Investisseur Or et Matières

Rédacteur

Simone Wapler

Simone Wapler est analyste, journaliste et ingénieur de formation. Elle a déjà contribué à des publications telles que Le Point, Enjeux, Les Echos, Chart's... Spécialisée dans les valeurs industrielles, les matières premières, les énergies, l'or, les minières, Simone Wapler est passionnée par et les investissements « tangibles ».

Voici son auto portrait.

Je suis ingénieur de formation.

La finance n'est pas mon élément de prédilection, même si cela peut vous paraître choquant en tant qu'investisseur. Pendant plus de quinze ans, j'ai exercé avec passion le métier d'ingénieur dans le secteur aéronautique. Cette expérience m'a donné 3 champs d'expertise :

Cette double casquette ingénieur/financier est une denrée rare qui fait « ma » différence 

Incontestablement, la double formation ingénieur / finance est un atout qui me donne un avantage sur les financiers purs et durs. Eux fonctionnent presque tous de la même façon. Ils analysent tous les marchés sous le même angle, celui du financier. Et lorsqu'ils investissent, ils se suivent les uns les autres, car ils ont tous les mêmes reflexes. Vous connaissez l'histoire des Lemmings. Eh bien c'est un peu cela…

Moi, je fonctionne tout à fait différemment. J'ai ma propre méthode de travail qui découle directement de mon profil original. J'analyse  les marchés sous un angle très différent tout simplement parce que  je n'ai ni leur formation ni leur profil. Je ne sors pas du même  « moule ».

J'aborde les marchés avec l'œil du professionnel, de l'ingénieur, de l'industriel, et non celui du financier. Mon expertise notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux me donne sur eux une longueur d'avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché de la matière, des vrais « drivers » du marché. Je suis une vraie « pragmatique » et comprends vraiment bien l'industrie de l'offre et de la demande de matières. Tout comme les rouages de l'entreprise industrielle, ses besoins et ses problèmes.

N'oubliez jamais que le marché d'une matière première, c'est avant tout une offre et une demande. L'offre vient des minières et sociétés d'extraction. La demande des industries lourdes qui transforment la matière en produits semi finis ou finis. Comprendre l'industrie lourde de l'intérieur est sincèrement un avantage dont je ne pourrais pas me passer pour prendre mes décisions d'investissement.

La stratégie du double filtre : pour valider mes décisions d'investissement

Ce n'est qu'ensuite, dans un second temps, une fois ma propre analyse fondamentale effectuée, que j'y appose les filtres purement financiers. J'utilise les méthodes des professionnels de la finance uniquement pour valider mon point de vue. Jamais pour l'élaborer. C'est donc en aval que j'ai recours aux méthodes des analystes financiers.

 

B )  Je suis une « pragmatique »

Depuis des années j'investis dans les matières premières et les minières. Comme je vous le disais, j'ai vraiment appris l'art de cet investissement très spécifique « sur le tas », grâce à la pratique. Mon expérience s'est forgée dans le temps, à coup d'échecs et de réussites. Et progressivement, j'ai appris et monté ma propre méthode d'analyse et d'investissement.

Aucune école, aucune formation spécialisée « matières », même à l'attention des professionnels, n'existaient il y a quelques années.  Seule façon d'apprendre l'art de cet investissement : « sa propre expérience ».
C'est pourquoi vous trouverez à la base de toutes mes décisions, pragmatisme et bon sens.

Ne comptez pas sur moi pour m'agiter à l'image des spéculateurs qui font des allers-retours à la vitesse de l'éclair sur les marchés, ou des salles de marchés qui sur-réagissent à la moindre information financière, d'où qu'elle vienne. J'étudie toujours les données à froid, au calme avant de prendre des décisions.

Voici les 3 principes qui fondent toute ma pensée, ma méthode et ma démarche : 3 conclusions simples mais qu'on oublie trop souvent tant elles sont évidentes. Je les tire de mon expérience :

 

C ) Mes matières de prédilection font aussi ma différence

Il existe des dizaines de marchés de matières premières. Tous fonctionnent heureusement sur les mêmes principes : le cours est fonction de l'offre, de la demande et du stock. Mais chaque marché a ses spécificités.
La météo par exemple sera une donnée clé dans la constitution du prix des « softs », alors qu'elle n'a que très peu d'emprise sur le cours des métaux.

Les métaux de base, l'histoire d'une vie

J'ai beaucoup d'affinités avec les métaux de base. Formation et parcours professionnel obligent ! Je peux vous parler pendant des heures du cuivre, du nickel, du plomb ou du zinc. J'ai construit avec ces matières une relation qui dure depuis des années. Je les ai « dans la peau » ! Je réagis presque instantanément à leurs soubresauts,  les maitrise parfaitement bien, connais leurs spécificités techniques, leur utilité et utilisations potentielles. Je les suis de très près, comme on couve une couvée.

Donc vous le constaterez dans l'Investisseur Or et Matières : les métaux de base seront très présents. Et comme je vous le disais en introduction : ce sont surtout les métaux de base (et le pétrole et l'or) qui tireront profit des 30 Glorieuses chinoises !

Les métaux rares : des marchés ultra confidentiels dont ne profitent que de rares investisseurs

Voilà le second de mes points forts : les métaux et terres rares. Molybdène, tungstène, titane, chrome, vanadium, iridium, tantale,  rhodium, ruthénium…

Tous ces métaux rares me passionnent. Ils me passionnent d'autant plus que très peu d'investisseurs les suivent. Les institutionnels ont totalement laissé de côté ces marchés. Et pour cause : ils sont beaucoup trop étroits pour qu'ils puissent y intervenir avec leurs millions de dollars !

Pas d'institutionnels, donc pas de recherche sur ces marchés. Très peu d'information disponible, mise à part de l'information ultra-technique sur les spécificités de ces métaux. Vous comprenez pourquoi ces marchés sont réservés à quelques investisseurs pointus.

Comme ce sont des matières complexes, il n'y a que des gens comme moi, à la fois ingénieur et financier, qui soient vraiment capables de les comprendre et donc susceptibles de s'y intéresser.

Et c'est une aubaine. Car ces marchés ultra confidentiels recèlent des opportunités en or.  Pas d'institutionnels. Des niches parfois très profitables. Seuls quelques investisseurs comme vous et moi peuvent en profiter. Et je vous promets que nous ne nous en priverons pas. Ce sont de véritables gisements de profits !

L'or : ma dernière grande passion

Vous l'avez sans doute remarqué. L'or me passionne. Mais cette fois-ci, mon parcours professionnel n'y est pour rien. J'ai découvert l'or et son potentiel un peu par hasard, il y a quelques années. J'ai eu d'abord besoin d'or pour de simples contacts de connecteurs à usage spatial ou aéronautique. Mais les soubresauts de son cours m'intriguaient. Je me suis plongée dans l'étude de ce grand métal précieux qui défie le temps, les générations et les empires.

Etude historique (en remontant avant Crésus, au fameux ratio historique entre or et argent qui existait déjà du temps de la Haute Egypte), étude sous l'angle monétaire, matière, psychologique. L'or attire, l'or à une indéfinissable « aura », il offre une sensation à qui le possède physiquement…

Je me suis ensuite plongée dans l'étude du potentiel de l'or. Quel avenir pour ce métal préhistorique ? C'est ainsi que je me suis rendue compte qu'il avait encore un formidable rôle à jouer, même à l'époque où la richesse se mesure en 0 et 1 dans des ordinateurs. Je pense que l'or a un brillant avenir devant lui. Et ceci est directement lié au monde dans lequel nous vivons actuellement et à sa configuration qui est à mon avis historique. Nous ne sommes plus très loin d'un tournant majeur dont je vous faisais part dans la première partie de cette brochure.
Voilà pourquoi l'or est devenu l'un de mes « chouchous ». Son potentiel est à mon avis très important. Tout comme tout ce qui touche de près ou de loin à l'or.  Y compris l'argent qui lui est fortement corrélé.

 

D ) Ma spécificité : j'accorde aux minières une place de choix

Imaginez-vous qu'à l'époque où j'ai commencé à m'intéresser aux marchés des matières premières,  les minières étaient le seul et unique moyen d'investissement pour jouer ces matières.

A l'époque, il n'y avait pas de warrants, pas de certificats, pas de trackers… Il n'y avait que les marchés à terme ! Et inutile de vous dire que ma bourse m'interdisait totalement l'accès à ces contrats d'un montant pour moi astronomique…

Mais je n'ai pas rendu les armes pour autant. Je suis tenace et j'ai de la volonté. Puisque les minières étaient le seul moyen de tirer profit de mes matières préférées, je m'y suis plongée. Et cela n'a pas été simple.

Des années d'investissement dans des minières canadiennes, australiennes ou sud africaines m'ont forgée une expérience d'acier, une méthode et des grands principes d'investissement.